Vous aider à comprendre votre médecin et mieux vivre vos problèmes de santé
Jeudi 2 octobre 2014

A propos de l'auteur

Bonjour et bienvenue ! Je m’appelle Ludivine, je suis interne en médecine générale et future généraliste. A travers ce blog, j'aimerais à la fois vous transmettre l'essentiel des bases pour bien comprendre votre corps et vous aider à mieux apprivoiser la logique du monde médical.

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La chimiothérapie : comment ça marche ?

Pour combattre le cancer une fois installé, la chimiothérapie fait partie de l’arsenal thérapeutique de la médecine. Tout le monde en connaît les grandes lignes, mais les petites lignes sont toutes aussi importantes à connaitre pour bien comprendre ce qui se passe pendant ce traitement.

 

1. Qu’est ce que c’est et comment ça marche ?

Par définition un traitement par médicament est une chimiothérapie, car c’est un traitement par une molécule chimique / issue de l’industrie chimique. Pourtant si votre médecin vous dit à la fin d’une consultation pour une pneumonie “je vais vous prescrire une chimiothérapie” vous allez paniquer, en pensant peut-être “quoi ?! Une chimiothérapie, mais pourquoi… j’ai un cancer ?”. Dans le langage courant, lorsque l’on parle de chimiothérapie, on parle en réalité de chimiothérapie anti-cancéreuse ou antinéoplasique. Alors, la chimiothérapie anticancéreuse, quèsaco ?

La chimiothérapie utilisée pour soigner les cancers comporte plusieurs familles de molécules dont la finalité d’action est la destruction aussi ciblée que possible des cellules cancéreuses. Pour les détruire, ces molécules peuvent utiliser différentes techniques. Elles peuvent par exemple bloquer la multiplication des cellules cancéreuses en allant se coller ou s’intercaler dans l’ADN de la cellule (alkylants, sels de platine) ; ADN qui constitue une sorte de “cerveau” cellulaire, contenant toutes les informations nécessaires à création de nouvelles cellules cancéreuses. En engluant l’ADN, la cellule cancéreuse se retrouve bloquée car elle ne peut plus recopier (répliquer) ces informations vitales ; la croissance du cancer s’arrête ainsi.

Une variante de cette technique est d’aller bloquer/dégrader les outils qui servent au recopiage de l’ADN (inhibiteurs des topoisomérases, poisons du fuseau, taxanes), ce qui mène au même phénomène : un arrêt de la multiplication du cancer. D’autres molécules vont jusqu’à imiter les composants (bases) utilisés lors du recopiage de l’ADN (antimétabolites) ; une fois que ces leurres ont été intégrés aux dépens de la cellule, c’est trop tard pour elle, sa multiplication s’arrête car le leurre n’est pas parfaitement adapté et va bloquer les outils utilisés. Enfin la dernière classe de chimiothérapie (bléomycine) provoque directement des cassures dans l’ADN des cellules cancéreuses, qui sont évidemment néfastes puis mortelles pour le cancer.

Malheureusement, nos cellules saines ne sont pas si différentes des cellules cancéreuses. La conséquence de cela est qu’une partie de nos cellules saines vont également être détruites par la chimiothérapie car elles présentent des caractéristiques communes avec les cellules cancéreuses, ce qui mène… aux fameux effets secondaires des chimiothérapies, redoutés à juste titre par les médecins et par les patients.

2. Pour qui, quelles maladies ?

Les chimiothérapies peuvent être utilisées dans le traitement de pratiquement tous les cancers, bien que chaque cancer soit sensible à certaines molécules anticancéreuses et pas d’autres. Le plus souvent, la chimiothérapie n’est qu’une partie de la stratégie de combat ; la chirurgie et la radiothérapie étant jusqu’à présent (mais c’est en train d’évoluer, voir paragraphe 5.) les autres options les plus utilisées.

Par contre, pour pouvoir “bénéficier” d’une chimiothérapie, il ne faut pas que le cancer ait trop affaibli les patients en raison des effets secondaires. Un même effet secondaire, qui chez une personne ayant encore des réserves énergétiques au niveau du moral et du corps (= bon état général) pourra être supporté, alors que chez une personne déjà très affaiblie (par exemple qui passe pratiquement toute la journée au lit) risquera de dégénérer en une situation qui finira par une hospitalisation.

3. Pourquoi ça rend malade ?

Comme nous l’avons vu plus haut, les molécules de chimiothérapie ne font pas de grandes différences entre cellules saines et cancéreuses ; on dit qu’elles ne sont pas “ciblées”. Elles s’attaquent aux cellules qui se multiplient rapidement, qui recopient donc très vite leur ADN ; c’est le cas des cellules cancéreuses… mais aussi de plein de cellules de notre corps ! Toutes ces cellules saines de notre corps qui vont être détruites en même temps que les cellules cancéreuses vont créer les effets secondaires, qui seront variables selon le type de chimiothérapie.

4. Les effets secondaires

Une partie des effets secondaires est commune à toutes les chimiothérapies, alors que certains effets secondaires ne se rencontrent qu’avec certaines molécules. C’est par exemple le cas de la chute des cheveux (alopécie) qui ne s’observe qu’avec quelques molécules contrairement aux idées reçues ; on peut donc suivre une chimiothérapie sans perdre ses cheveux.

Les effets secondaires qui concernent pratiquement toutes les chimiothérapies sont :

- les troubles digestifs c’est à dire les nausées, les vomissements, les diarrhées. Les diarrhées sont liées à la destruction massive et inhabituelle des cellules de l’intestin, qui se renouvellent normalement en quelques jours seulement.

- inflammation de l’intérieur de la bouche (mucite) qui devient douloureuse et entraine une impossibilité de se nourrir en raison de la douleur.

- une raréfaction des cellules du sang comme les globules rouges (anémie), les globules blancs (neutropénie/leucopénie), plaquettes (thrombopénie). La baisse des globules rouges mène entre autre à un essoufflement ce qui retentit sur les capacités du cœur à suivre lors d’un effort. Le manque de plaquettes crée des problèmes de coagulation, tandis que le manque de globules blancs est directement corrélé à la baisse de notre système immunitaire à nous défendre contre les microbes, d’où l’obsession des médecins pour la fièvre lors des chimiothérapies, car il va falloir réagir très vite.

- une diminution de la fertilité en entrainant soit une disparition des règles (aménorrhée) chez la femme, soit une diminution de la quantité de spermatozoïdes (oligospermie) dans le sperme chez l’homme.

- des cancers provoqués des années après par la chimiothérapie elle-même. Ces cancers sont des cancers du sang (leucémies) survenant le plus souvent à la 7ème année après la chimiothérapie.

A côté de tous ces effets secondaires, chaque molécule de chimiothérapie possède ses propres effets secondaires, pouvant être plus ou moins graves. Tous ces effets secondaires ne sont pas systématiques, obligatoires ; ils varient en intensité et en fréquence selon les personnes. On ne peut pas dire à l’avance comment le corps va réagir.

5. A part la chimiothérapie ?

La recherche étant en permanente effervescence, de nouvelles molécules arrivent régulièrement sur le marché. Parmi elles, on trouve l’hormonothérapie qui permet de détruire les cellules cancéreuses qui possèdent des récepteurs à certaines hormones (système de clé-serrure) ; cela ne concerne que les cancers dits “hormonodépendants” dont certains cancers du sein ou de la prostate. On trouve également les fameux anti-angiogéniques qui sont des molécules capables d’aller ”couper les vivres” des cellules cancéreuses en détruisant les vaisseaux sanguins qui approvisionnent la tumeur. Les anticorps monoclonaux, destinés à se fixer sur les cellules cancéreuses pour les détruire en coopération avec notre système immunitaire.

Tous les traitements du cancer n’ayant pas une efficacité à 100%, notamment en raison de leur incapacité à bien faire la différence entre cellule saine et cellule cancéreuse (manque de spécificité et donc nombreux ratés et effets secondaires), ils sont souvent utilisés en association afin d’avoir de meilleurs résultats. Néanmoins, contrairement aux antibiotiques pour lesquels nous sommes de plus en plus démunis face aux bactéries multi-résistantes, les traitements du cancer offrent  pour le moment de bonnes ressources.

6. Que peut-on faire pour mieux la supporter ?

De principe, lorsqu’une chimiothérapie est prescrite, elle n’est pas donnée comme ça, sans précaution. Avant de l’injecter au patient, on fait un bilan de l’état de santé des organes non malades qui risquent d’être attaqués, afin de s’assurer que le (la) patient(e) va pouvoir supporter le traitement. D’autre part, lors de la prise de la chimiothérapie, des médicaments qui permettent de diminuer les effets secondaires sont associés ; par exemple des médicaments qui bloquent les nausées et les vomissements (antiémétiques) ou encore des médicaments qui permettent de protéger les organes à risque.

Si vous êtes amené(e) à suivre une chimiothérapie, vous allez vite vous rendre compte de l’obsession de votre médecin pour deux choses : fièvre et poids. Sur ces deux paramètres vous avez deux rôles à jouer, un rôle de prévention et un rôle de responsabilisation.

Fièvre et chimiothérapie

L’apparition d’une fièvre lors d’une chimiothérapie est toujours un signe inquiétant car elle témoigne d’une possible infection. Or, nous avons vu que la chimiothérapie entraine régulièrement des baisses du nombre de globules blancs sensés nous défendre et combattre les infections. Avoir de la fièvre peut donc signifier, attention, le corps n’a pas assez de globules blancs pour se défendre et il va falloir l’aider.

Pour vérifier que votre taux de globules blancs reste dans les limites de la normale, une prise de sang est prescrite avant toute nouvelle séance de chimiothérapie pour voir si vous avez assez de stocks ; on vous donne également une ordonnance de réserve pour une prise de sang à faire en cas de fièvre qui apparaît entre deux séances de chimiothérapie. De même, prendre quotidiennement sa température permet de vérifier l’absence de fièvre (fièvre au delà de 38°C).

Si de la fièvre se déclare, pas de panique, faites votre prise de sang et ne tardez pas à aller chez votre médecin avec les résultats de la prise de sang en évitant si possible de prendre des médicaments qui vont masquer la fièvre (doliprane, dafalgan, toute forme de paracétamol), car votre médecin va vouloir vérifier la température. A partir de là, selon le taux de globules blancs de réserve et votre état, votre médecin décidera de la nécessité d’une hospitalisation, essentiellement pour pouvoir surveiller que la situation d’empire pas et/ou pour pouvoir traiter par antibiotiques en intraveineuse une infection menaçante.

Votre rôle est donc de surveiller l’apparition de fièvre et d’aller faire la prise de sang au plus vite.

Manger des aliments utiles

Graines de blé germées Côté alimentation, vous avez également un grand rôle. La seconde obsession des médecins est la perte de poids. La chimiothérapie entrainant de nombreuses modifications au niveau du système digestif, il est fréquent que l’on ait moins faim et que les goûts alimentaires changent. La résultante est que l’on perd du poids. Or, perdre du poids en mangeant moins c’est perdre des réserves de protéines, de glucides, de lipides et autres composants qui nous permettent de fabriquer de nouvelles cellules (dont les cellules qui nous défendent !). Pour cette raison, la perte de beaucoup de poids n’est jamais bon signe, on préfère qu’un patient garde un poids stable.

Pour garder un poids stable, les recommandations sont de “manger ce que l’on aime”. Cette recommandation me laisse quelque peu dubitative, car ce que la majorité des gens aiment… est inutile pour leur corps. Notre société est tellement envahie par les produits industriels que ce que l’on aime c’est souvent des choses très sucrées ou salées et grasses. Autant de molécules qui certes ne font pas perdre de poids, mais qui ne nous permettent pas non plus la création de cellules performantes pour nous défendre. Une cellule étant composée de glucides, protéines, lipides, mais aussi de vitamines et de minéraux. Or, les produits industriels ne nous apportent que très peu de ces molécules fort utiles.

J’ai souvent lu ou entendu des choses du type “la chimiothérapie provoque chez vous un dégout de la viande ? Mangez des pâtisseries plutôt que de ne rien manger du tout !”. Parce qu’il n’y a que les pâtisseries et la viande dans la vie ?! Certes on comprend à quel point il FAUT manger lors des chimiothérapies, mais personnellement, je ne ferai pas du tout ce genre de recommandations à mes patients, ni à moi-même d’ailleurs.

La question du dégoût de la viande, qui revient fréquemment en cas de chimiothérapie est assez amusante, car il se trouve qu’un régime végétarien permet d’augmenter le nombre de “natural killer” qui est une espèce de cellules du système immunitaire qui justement détruisent les cellules cancéreuses. De même le régime végétarien semble avoir fait ses preuves et est réputé pour diminuer de manière importante le risque de cancer (mais pas du tout auprès des médecins… cherchez l’erreur…). Certains aliments tels que les champignons (shiitakee entre autre) permettent également d’augmenter le nombre de ces natural killer.

En revanche je n’ai jamais lu que les éclairs à la vanille permettaient d’améliorer l’activité anti-cancéreuse du corps ! Au contraire, les sucres rapides industriels étant plutôt de nature à épuiser nos organes et à provoquer des décharges d’hormones de croissance (voir cet article paragraphe “les sucres rapides”) allant directement nourrir les cellules cancéreuses, mieux vaut éviter les produits sucrés au sucre blanc raffiné.

Alors on mange quoi ? Personnellement si je devais suivre une chimiothérapie, je préparerais à l’avance mon corps à cette épreuve en modifiant mon alimentation pour quelque chose de plus sain et donc plus utile. Si vous en avez les moyens, achetez des aliments issues des boutiques “bio” ou labellisées AB, leurs qualités nutritionnelles supérieures et moins chargées en produits cancérigènes (pesticides et compagnie) étant déjà un plus pour le corps. Favorisez les fruits (secs ou frais) et les légumes accompagnés de céréales (riz, quinoa, blé, sarrasin etc.)

Ensuite, si vous vous sentez de tenter l’expérience du végétarisme (abandon poissons et viande) rendez-vous sur le site de l’Association végétarienne de France (ou lisez mon article avant si vous êtes suspicieux) pour apprendre comment remplacer la viande et le poisson. Globalement les lentilles (vertes, noires, rouges etc.) sont les plus riches en protéines, qui sont même de meilleure qualité que celles des animaux (car non chargées en antibiotiques, en graisses et autres choses sympathiques rajoutées par les éleveurs sur les bons conseils de leurs coopératives) et sont bien plus riches en vitamines utiles au corps. Toutes ces mesures nécessitant des changements profonds dans votre alimentation quotidienne, préparez-vous à l’avance, demandez de l’aide pour les courses et la cuisine à des proches (ceux qui suggèrent “appelle-moi si tu as besoin de quoi que ce soit”, c’est le moment de les mettre à contribution !).

Durant la chimiothérapie vos goûts vont effectivement se modifier, ne serait-ce qu’avec les effets secondaires, essayez de choisir des aliments riches en énergie et mixez les par exemple pour pouvoir boire un concentré de vitamines / minéraux et non pas de graisse / sucre. J’ai tendance à penser (bien que je n’ai pas pu le vérifier) que le corps n’est pas totalement fou et qu’il saura reconnaître et laisser passer des aliments qui lui servent à fabriquer de nouvelles cellules efficaces.

Niveau pratique, les aliments tièdes/froids et mous passeront largement mieux que cuits/épicés en cas de plaies buccales (mucite). N’hésitez pas à sucer des glaçons pour anesthésier votre bouche avant un repas et au courant de la journée. En plus, cela vous permettra de boire par la même occasion ; bien s’hydrater étant également important pour compenser les pertes des éventuelles diarrhées et aider votre corps à bien éliminer la chimiothérapie (par les urines).

D’autre part pour ceux ou celles qui auraient tendance à l’oublier, tabac et alcool n’ont plus à faire leurs preuves en tant que cancérigènes, les arrêter fait donc partie de votre mission.

Beaucoup d’études sont actuellement menées sur l’alimentation, sur les capacités des fruits et légumes entre autre à combattre le cancer. Alors, pourquoi nous conseille-t-on encore à l’heure actuelle de manger sucré et gras, de ne rien changer à notre alimentation en cas de cancer, c’est un mystère…

Soyez vous-même utile

Entre le moment de choc à l’annonce du diagnostic et le moment des premiers traitements par chimiothérapie, essayez dans la mesure du possible de ne pas vous laisser couler. Sachant que le cancer est avec les maladies cardio-vasculaires la première cause de mortalité en France, vous avez tous pensé plus ou moins un jour ou l’autre “j’ai des risques d’avoir un cancer”, dans ce cas si vous n’avez pas encore de cancer, pensez un peu plus loin et définissez à l’avance une activité que vous allez pouvoir suivre et qui vous permettra mentalement de tenir le coup.

Echanger

Par exemple, ouvrez google ou un annuaire et voyez la liste des associations de votre région, trouvez-en une dont le thème vous a par exemple “toujours inspiré mais pour laquelle vous n’avez jamais trouvé le temps de faire des démarches” et devenez bénévole par exemple. Cette activité au service de l’autre (humain, animal) vous permettra de vous concentrer durant quelques heures par semaines sur autre chose que la maladie est c’est une base aussi vitale qu’un traitement médical adapté. En variante, vous pouvez trouver une activité sportive qui vous forcera à entrainer votre mental et à reprendre le contrôle sur votre corps, ne serait-ce que durant l’activité physique.

7. Le choix vous appartient

En matière de traitements du cancer, la chimiothérapie fait partie des options de traitement couramment utilisées à l’heure actuelle. Avec elle, nous pouvons faire des calculs de survie, des estimations de son efficacité. Pour autant, définir à l’avance les personnes pour lesquelles la chimiothérapie sera efficace est pratiquement impossible. Des choses échappent aux chercheurs, des choses qui probablement ne sont pas d’ordre médical, mais plus fines comme de l’ordre de l’hygiène de vie, de la force du mental. Pour autant, une certaine fatalité flotte dans ces pourcentages de survie, dans le regard des médecins ayant été “élevés” à la vue de ces seuls pourcentages, souvent loin des subtilités du réel.

Ne vous laissez pas trop impressionner par le discours théorique de la médecine. Ne vous laissez pas non plus entrainer par le charlatanisme évident de ceux qui prétendent tout guérir sans effets secondaires ; au pire suivez en parallèle ces méthodes si vous éprouvez une foi subite, mais n’arrêtez pas la chimiothérapie. Mieux vaut un poison qui prolonge votre vie, plutôt qu’une vie de promesses sans lendemain.

Et vous, quels types de recommandations vous ont fait les médecins pour bien vivre votre chimiothérapie ?

Crédit photo : olibac, floridecires, photonquantique



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24 Réponses de “La chimiothérapie : comment ça marche ?”

  1. karine dit :

    Bonjour LUDIVINE,
    En rapport avec ton article je lis le livre du célèbre  »guy corneau » intitulé  »revivre  » !
    Il explique comment il s’est sorti de son combat contre le cancer en utilisant la médecine classique (chimio…) mais aussi en parallèle les médecines parallèles.

    Il parle aussi de la part psychologique du cancer en abordant le décodage biologique des maladies…sujet que j’ai récemment abordé sur mon site.

    Merci pour ton article qui permet de mieux comprendre entre autres les différents effets secondaires de la chimio.
    A bientôt
    Karine

    • Ludivine dit :

      Bonjour Karine et merci pour ton commentaire. J’ai entendu parler de cet ouvrage, mais sans trop m’y arrêter pour le moment. Son approche a le mérite d’éveiller ma curiosité, je m’y plongerai peut-être cet été. On ne peut pas nier que le cancer possède, comme tout ce qui touche à l’humain, une part de psychisme dans sa genèse ; pour autant n’oublions pas non plus que la guérison passe avant tout par l’action, au niveau du psychisme mais aussi du physique. J’imagine que cet aspect est abordé dans l’ouvrage que tu cites, mais il me semble important de bien comprendre que dans toutes ces techniques qui permettent d’apprivoiser nos maladies, il ne s’agit pas juste de « s’interroger sur son psychisme » sans que cela ne mène nulle part. Chaque réflexion, chaque évolution de notre pensée par l’introspection ne sera utile que si elle se solde par « une action » dans le réel.
      Concernant les effets secondaires des chimiothérapies, je n’ai cité que ceux qui sont relativement communs à toutes les molécules ; comme tu t’en doutes, la liste est longue et très variée.

  2. CA dit :

    Vos articles sont vraiment excellents, clairs, précis,rigoureux, accessibles. Bravo ! Merci. De mon expérience dans le monde « médical » j’ai conclu que le praticien, selon l’énergie qu’il véhiculait, faisait partie du processus de guérison, le facilitant ou le rendant plus difficile voire le bloquant même. Je ne doute pas que dans votre futur cabinet vous saurez utiliser l’intelligence de votre coeur pour faciliter le processus de guérison des personnes qui viendront à vous. Belle journée.

    • Ludivine dit :

      Merci beaucoup :) Vos conclusions sont tout à fait exactes, malheureusement trop de praticiens se concentrent sur l’ordonnance et non sur la personne ; prescrire les bons médicaments, les bons examens… certes, mais sourire et rassurer, c’est parfois tout aussi efficace surtout lorsque les maladies n’engagent pas le pronostic vital. De plus, au moins on est sûr que le patient va ressentir le soutien, alors que les médicaments, au final on est jamais sûrs que le patient va les prendre… ! A méditer…

  3. Danièle dit :

    Bonjour Ludivine,

    J’ai la chance de ne pas avoir à subir de chimiothérapie mais j’ai beaucoup apprécié ta façon d’aborder cette « bête noire » pour les malades atteints de cancer.
    Les explications manquent souvent aux patients qui de se fait sont alors stressés et cela ne fait qu’amplifier leur mal.
    Le stress est une des causes de certaines maladies et sur mes blogs je donne des conseils de respiration et de relaxation pour aider à chasser le stress.
    Je pratique le Yoga et cela aide énormément.
    J’ai parcouru tes autres articles et je suis ravie de voir que tu t’intéresse à la nutrition naturelle et végétarienne.
    Les médecins n’ont pas souvent cette démarche.
    Merci pour tes articles.

    • Ludivine dit :

      Merci pour ton commentaire Danièle. Il est vrai que le blog me donne l’occasion d’approfondir des sujets qui m’intéressent, notamment tout ce qui concerne l’hygiène de vie. Les bases d’une vie respectueuse de son corps, avec justement le fait de s’aménager des moments quotidiens de détente et de relaxation (le Yoga étant un très bon exercice qui a déjà fait ses preuves d’un point de vue scientifique :) ) ne font pas partie de l’enseignement qui est donné aux étudiants, raison pour laquelle trop peu de médecins se sentent concernés par ces questions. Pourtant, de plus en plus d’études sont en faveur de toutes ces pratiques, il y a donc bon espoir que l’enseignement s’améliore avec les années.

    • thorel dit :

      bjr danielle voila j’ai mon copain a le cancer au cerveau et il a commencer sa premiere séance de chimio et j’aurai voulu savoir si il va revenir chez lui ce soir ou pa est ce que tu peut me répondre assez vite stp merci d’avance

  4. Jean-Charles dit :

    Alors, moi qui suis totalement profane en médecine, ton article a le mérite de vulgariser un sujet douloureux avec des informations claires et précises

    Bravo !

    Je ne sais pas si tu te souviens de cette série d’animation d’Albert Barillé qui s’intitulait : « Il était une fois la vie » ?

    Elle contribuait à l’éducation de la santé de manière ludique.
    Elle racontait aussi la composition et le fonctionnement du corps humain à travers les différents types cellulaires, tissus biologiques et autres organes.

    Par l’intermédiaire de cette vulgarisation, les plus jeunes pouvaient ainsi comprendre l’origine de diverses maladies et comment y remédier.

    Passionnant !

    • Ludivine dit :

      Merci pour ton commentaire Jean-Charles :) Contente d’avoir pu éclairer tes neurones. Je me souviens très bien de cette série, j’adorais ! Je dois dire que les premières années de médecine, j’utilisais mes souvenirs des épisodes pour tenter de comprendre les cours qui posaient problème, comme les globules rouges avec leurs bulles d’oxygène dans le dos… ! Maintenant, j’ai l’image du « vrai » globule rouge en tête, mais il est vrai que cette série était bien conçue et utile ; prendre soin de son corps dès le départ est un atout pour la suite de sa vie. Il faudrait remettre au goût du jour la série en version pour les adultes avec des épisodes pour le tabac, l’alcool, le manque de sport, l’obésité, le diabète, les IST etc. ça aurait peut-être un effet positif !

  5. Muriel dit :

    Bonjour Ludivine et bravo pour cet article très détaillé ! :-)

    Comme toi, je regrette que la plupart des médecins ne se préoccupent pas de l’alimentation des personnes sous chimio, voire conseillent ce que j’appelle des aberrations nutritionnelles.

    Tu évoques des études menées actuellement sur les aliments et leur capacité à combattre le cancer.

    J’ai lu récemment « Le rapport Campbell – La plus vaste étude internationale à ce jour sur la nutrition », écrit par Colin Campbell, biochimiste américain spécialisé en nutrition.

    Sa démarche est d’une rigueur scientifique impressionnante et cette lecture à renforcé ma conviction au sujet de l’alimentation et de son rôle capital pour la santé et la guérison.

    Je te conseille vivement de le lire si tu ne connais pas !

    Une petite remarque sur ton dernier paragraphe : je ne suis pas d’accord avec ta phrase : « au pire suivez en parallèle ces méthodes si vous éprouvez une foi subite ».

    En tant que future naturopathe, je ne conseillerai jamais à quelqu’un d’arrêter une chimio. Par contre, j’insisterai sur la haute importance des méthodes qui mettent en avant la résolution des conflits intérieurs, l’équilibrage énergétique et la force du mental.

    Pour moi, il ne s’agit pas de méthodes « parallèles » à mettre en place « au pire », mais plutôt de méthodes complémentaires à mettre en place dès que possible !

    @ bientôt ;-)

    • Ludivine dit :

      Bonjour Muriel, merci pour l’information ! J’avais déjà entendu parler de ce rapport, mais sans trop avoir compris de quoi il s’agissait. Effectivement, cela semble intéressant surtout pour les discussions avec des futurs confrères.
      Concernant cette dernière phrase qui t’a perturbée, je ne pensais pas en l’écrivant aux naturopathes, mais aux « escrocs » qui n’ont généralement pas de formation dans le domaine de la santé et qui font la promotion de traitements qui remplacent la chimiothérapie. Ça s’est malheureusement déjà vu. Évidemment, je suis totalement convaincue qu’une prise en charge psychologique, d’introspection est vivement recommandée après le choc d’un tel diagnostic. D’ailleurs elle est sensée être systématiquement proposée par les médecins lors de l’annonce d’une maladie grave ; la réalité de la pratique m’a montré que cela n’était pas souvent le cas. Un problème d’éducation des médecins, comme souvent ; trop ciblée sur les médicaments, pas assez sur l’humain.

      • Muriel dit :

        Ok Ludivine, merci pour tes précisions, je comprends mieux. :-)

        Je suis ravie de voir que tu te préoccupes autant de la personne malade dans sa globalité et je te tire mon chapeau !!
        Approfondir d’autres sujets que la médecine qu’on t’enseigne en fac et publier en plus autant d’articles extrêmement riches et pédagogiques, c’est impressionnant.

        Si ça se trouve, tu vas réussir à me réconcilier avec les médecins… ;-)

  6. Hervé dit :

    Il sont drôlement bien tes articles, dis donc.

    Pourquoi est-ce que l’on conseille parfois de manger des éclairs au chocolat en cas de chimio, même si ce n’est pas ce qu’il faudrait manger ? En tant que psychologue, il me vient plusieurs réponses. La première est la plus simple. On peut imaginer que cela dépende des ressources psychologiques du patient et notamment de sa capacité à regarder en face ce cancer, ce que tout le monde ne peut pas faire (les gens très angoissés par la mort par exemple, ou bien qui ont tendance à se cacher la tête dans le sable face à un problème). Partant de là, il y a peu de chances qu’ils mettent en oeuvre des mesures diététiques. Alors raté pour raté, et vu qu’ils ont un cancer, autant leur éviter en plus de culpabiliser.

    La seconde idée qui me vient interroge plutôt le rapport à la mort du médecin et la représentation qu’il a du cancer. S’il pense que le cancer, il y a peu de chances de s’en sortir quoi qu’il en soit, il transmet par ses recommandations cette croyance au patient, en l’occurrence : autant vous faire plaisir.
    Bien sûr, cela fonctionne pour tout message que médecin envoie… (et soit dit en passant, tu retrouves Yoda ici :) )

    • Ludivine dit :

      Intéressant ton point de vue de psychologue. La première explication que tu proposes semble refléter une certaine empathie du médecin, qui pourrait être sympathique, cependant vu que l’enseignement commun écarte les questions d’alimentation (bien que peut-être plus étudiées selon les spécialités choisies par la suite – je l’ignore totalement), je crains que les raisons du discours qui est fait aux patients soit plus le reflet de l’ignorance même des médecins mélangée au « aucun régime alimentaire n’a fait la preuve de son efficacité en mesure complémentaire dans le traitement du cancer » ce qui me semble semi-exact vu que des preuves sont disponibles, mais elles n’ont semble-t-il pas encore fait l’objet d’études suffisamment puissantes pour faire être reconnues d’utilité publique, quoi que la définition de l’utilité publique me semble quelque peu floue au vu de ce qu’il advient de certaines données.
      Ta seconde explication est très bien vue ; car c’est ce que je me suis moi-même dit à la première lecture de mes cours. Aujourd’hui, beaucoup moins grâce à la puissance de la réalité.

  7. MARIE dit :

    Bonsoir,je suis un peu perdue.Mon mari est atteint du cancer du pancréas ,tumeur de 4 cms dépistée en mars 2011.Hors en février 2010 les radiologues lui ont certifié qu’il n’avait pas de cancer malgré ses souffrances .
    En septembre après la chimio et radiothérapie ,mon mari allait mieux et il y a 15 jours il a rechuté,la tumeur est à 7 cms.
    Mon mari a recommencé la chimio mais plus forte ,ne peut plus manger,la bouche lui brûle,depuis 2 jours une température de 38°9 et qui a du mal a baisser.Le médecin absent,les urgences n’en parlons pas.Je ne sais plus quoi faire,je suis réellement perdue et la peur au ventre .

    • Ludivine dit :

      Bonjour, avec de la fievre après la chimio, il faut appeler votre medecin oncologue/cancerologue aujourd hui. Une prise de sang doit verifier que le taux de globules blancs est suffisant, sinon il faut hospitaliser. Est-il en HAD ? Sinon SOS medecin mais il faut qu’un medecin l’examine imperativement pour éliminer les choses graves.

  8. solenne dit :

    Merci pour cet article!

    avez vous vu le reportage d’arte sur le jeune diffusé il y a quelque temps? il y était, entre autre question d’une étude américaine sur ses effets lors d’une chimio thérapie . Avant de recevoir une dose de chimio thérapie volontairement sur dosée, un groupe de rats jeunait, l’autre non. Le premier groupe subissait peu d’effets secondaires, alors que les rats du second subissaient des troubles irréversibles quand ils survivaient au traitement.Bien sûr, il parait difficile de tirer des conclusions alors que l’expérimentation humaine n’a pas encore eu lieu, mais cela parait encourageant… Et vue la qualité de vos articles, j’avoue que si vous vous penchiez sur le sujet du jeune et de son intérêt (ou non, d’ailleurs…) médical, j’apprécierai de lire votre avis!

  9. Dominique dit :

    bonjour Ludivine,
    Bravo pour ce post (le seul que j’ai lu pour l’instant) Je n’ai jamais entendu un oncologue parler ainsi, sauf le dernier que j’ai rencontré.
    D’ailleurs, je suis effaré de voir ce que nous avons en fin de chimio pour la collation du midi : jus d’orange même pas du pur, une madeleine, pain, beurre, confiture, sucre, yaourt nature et une boisson chaude au choix, tout ça sur un ptit plateau, tout pour bien nourrir les cellules cancéreuses.
    Alors, encore bravo, ça m’encourage à continuer à lutter de bonnes façons mon cancer du colon depuis 2010 avec mutation du gène kras.
    bon courage à toutes et tous.

  10. marianne dit :

    Salut tout le monde, merci pour cette article. Dans la majorité des cas, c’est entre 2 et 3 semaines après le début de la chimiothérapie que les cheveux commenceront à tomber. Afin de mieux franchir cette étape douloureuse de votre vie, faites affaire avec un expert des cheveux qui saura vous guider vers les meilleurs soins et vous permettra ainsi de retrouver efficacement et rapidement vos cheveux perdus.

    Centre Norgil > perte de cheveux

  11. duguin dit :

    Bonjour ! a tous m moi je pense que la fatigue est due au traitement de la chimioterapie si on peut il ne faut pas rester trop inactif et s occuper quand on peut ! j’ai une chimio tous les 15 jours j ai une chance de ne pas avoir trop d effets indesirables j ai choisi un protocole d essai pour un cancer colon et foie ! b bon courage a toutes et a tous et gardons le moral !!!

  12. sandee dit :

    Bonjour à tous oui la fatigue est je crois inévitable, normal on nous décape avec la chimio ! Je pense que le plus important c’est le moral et de croire en la guérison ! en tous cas moi ça m’aide et malgré le traitement lourd que j’ai je n’ai que la fatigue comme effet secondaire mais je mange ce que j’aime des fruits des legumes crus ou cuits du fromage des yaourts des oeufs bref tout ce que j’aime et aussi je prends de la gelée royale fraiche chaque matin ainsi que des baies de goji ! j’aime les plantes et je crois en leur vertus en tous cas pas d’effets secondaires comme avec les medocs que l’on peut prescrire au cas où… par exemple les corticoïdes en cas de baisse de plaquettes.. moi j’arrive à les remonter avec ce que j’ai cité précédemment. Après chacun est différent et chaque cancer est unique. Gardez le moral et croyez en vous ! ça compte énormément ;) courage à tous !

  13. costantini dit :

    voilà – j’ai une amie atteint d’un cancer – du bas ventre – elle est en troisième stade – suite à certains aliments ingurgités lors d’une fête (couscous) – elle a actuellement une diarrhée – que manger dans cet état – alors qu’elle a énormément perdue de poids – quels sont les aliments pour calmer sa diarrhée – merci d’avance et me répondre le plus rapidement possible – car elle est de plus en plus faible et seule – son mari étant décédé il y a six mois bêtement en montant sur une échelle en voulant prendre un objet et vit actuellement avec un fils atteint de shizophrénie – alors que ce dernier a fait de brillantes études de mathématiques

  14. Manon dit :

    Bonjour,
    Je réalise un tpe sur la leucémie (plus précisément la leucémie myéloïde chronique) et j’ai entendu parler des « chimiothérapies ciblées », pourrais-je avoir quelques renseignements détaillés sur le fonctionnement de ces traitements, et de quelle manière ils ciblent les tumeurs?
    merci!

  15. […] : ‘Mangez ce que vous aimez. Ca ne change pas grand chose’… Vous avez-vous-même écrit un article très intéressant sur la chimiothérapie, dans lequel vous consacrez une partie entière à l’alimentation à recommander lors de ces […]

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